Publié par : Modern Montreal Dad | mars 31, 2009

L’histoire… c’est plate!

Malheureusement, ceci semble être le nouveau dicton des québécois. Ca fait des années que je le crois et maintenant, il semble avoir une étude qui le prouve. On est nul en histoire en on s’en fout semble-t-il. Une chose que j’apprécie énormément ici à Paris est la possibilité d’avoir mes conversations de geek/nerd avec la vaste majorité de mes collègues de bureau puisqu’ils s’intéressent à la politique, les affaires étrangères, la géographie et l’histoire. Ok, c’est vrai que je travaille avec des gens qui ont un niveau d’éducation supérieure à la norme mais ceci semble également être le cas ailleurs en France et dans les autres pays européens. Il y a un intérêt ici pour ces sujets. Au Québec, c’est beaucoup plus difficile de trouver des gens qui partagent cet intérêt et souvent, si tu tentes d’avoir une conversation sur un tel sujet, tu peux être perçu comme étant snob, hautain, etc. La « performance » québécoise n’est pas une question d’intelligence. Le Canada se retrouve systématiquement dans le top 5 mondial des résultats scolaires de l’OCDE et c’est souvent au Québec que l’on constate les meilleurs résultats canadiens (particulièrement vrai en mathématiques). Par contre, comme que nous sommes un peuple très pragmatique, si on veut/doit étudier quelque chose, c’est plutôt pour notre carrière que pour notre culture générale. Apprendre pour le plaisir n’est donc pas un concept ultra répandu au Québec. C’est triste car les gens ne connaissent pas l’histoire du Québec et pourquoi nous sommes qui nous sommes. Les connaissances historiques des gens se limitent plutôt à la défaite aux mains des anglais sur les plaines d’Abraham, à la Révolution Tranquille et aux 2 Référendums. Et même là, les gens ne sont pas vraiment capables de rentrer dans les détails et ils ont fréquemment une vision distorsionnée des événements.  Ah les nombreuses conversations que j’ai eu avec des souverainistes peu informés en région éloignée québécoise (mais c’est vrai aussi avec les fédéralistes). Alors, si vous voulez me faire plaisir, allez lire un peu sur le Québec pour rehausser la moyenne un peu. Je vous recommande donc de lire un petit passage concernant l’émigration québécoise vers les Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, évènement assez méconnu de notre population. Ca fait du bien de se coucher moins niaiseux n’est-pas? 🙂

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Responses

  1. Merci, je vais me coucher moins niaiseuse ce soir! C’est un peu decourangeant – mes enfants vont a l’ecole dans le systeme americain 😦
    J’espere qu’etre expats vont leur donner un petit ‘je ne sais quoi’ que le reste de la population n’ont pas!

  2. Ce que je trouve plus triste est de ne pas apprendre vraiment l’histoire Canadienne « at large » et de souvent avoir des enseignants trop nationalistes qui remplissent les petites têtes de grand n’importe quoi. De plus au Québec francophone on n’apprend seulement un peu d’histoire des grecs, des romains et de le France en occultant complètement le reste. Je crois que faire trois ans dans une université anglophone m’a beaucoup aidé à avoir une vision plus complète du Canada et du monde.

    Bref, voilà 🙂

  3. @Cynthia : Je suis tout à fait d’accord ! Mais bon, déjà si les gens avaient le goût d’apprendre par eux-mêmes, ça serait une bonne première étape ! On ne peut pas toujours blâmer un gouvernement pour les lacunes de ses citoyens.

  4. C’est vrai que c’est plate l’histoire…quand c’est mal enseigné. Si un professeur ne fait que donner des dates et des événements, c’est tellement ennuyant ! Si tu fais le lien entre des histoires intéressantes et le contexte historique, ça devient vraiment fascinant.
    Par exemple, le livre (et aussi le film) les Raisons de la Colère (Grapes of Wrath) nous plonge vraiment dans l’histoire des fermiers américains du sud au début du siècle qui doivent migrer vers la Californie lorsque la banque reprend leurs fermes suite à une sécheresse (le fameux Dust Bowl). Ce n’est qu’un exemple, mais des livres comme ça donnent le goût d’en apprendre plus. Il a d’ailleurs été un facteur majeur pour que Steinbeck reçoive le prix Nobel de littérature.

    Cette histoire a beaucoup de lien avec ce qui se passe aujourd’hui (reprises de banques, chute du prix des animaux, crise environnementale qui amplifie une récession…).

    En 1935, le gouvernement avait pris des actions intéressantes pour combattre les sécheresses :  »
    President Roosevelt ordered that Civilian Conservation Corps to plant a huge belt of more than 200 million trees from Canada to Abilene, Texas to break the wind, hold water in the soil, and hold the soil itself in place.  »

    La même solution est toujours d’actualité dans plusieurs partie du monde près de 75 ans plus tard.

    Wikipedia nous en apprend beaucoup sur cette période :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Dust_Bowl

  5. […] L’histoire… c’est plate! […]


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